En 2000, l’indépendance énergétique de la France étant
mieux assurée, de nouveaux enjeux furent à l’origine
du renforcement de la réglementation thermique :
• Respecter l’engagement français des accords de Rio
(1992) et de Kyoto (1997) dans la lutte contre l’effet
de serre et le changement climatique. En France, le
bâtiment représente environ 1/4 de la production des
gaz à effet de serre.
• Optimiser le confort de l’espace habitable en améliorant
le confort d’hiver (limiter l’effet parois froides…) et
le confort d’été (limiter les surchauffes…).
• Simplifier les textes réglementaires et créer une
structure ainsi que des règles communes aux secteurs
résidentiel comme tertiaire.
• Passer d’une approche purement française à une
approche européenne en définissant les méthodes de
calcul et les caractéristiques des produits dans des normes
européennes. A ce titre, les performances thermiques
des parois de bâtiments sont désormais caractérisées
dans toute l’Europe par leur coefficient U.
Face à ces enjeux, la RT 2000 visait à réduire
les coûts d'énergie de 20 % dans le résidentiel
et de 40 % dans le tertiaire par rapport à la
réglementation de 1988.
• Dans le résidentiel, la RT 2000 s’est inspirée des
bonnes pratiques constatées à l’époque sur le terrain
(label Vivrélec par exemple).
• Dans le tertiaire, le renforcement fut plus sévère,
les contraintes de ce secteur se rapprochant de celles
du résidentiel. Alors que la précédente réglementation
(RT 88) ne concernait que le niveau d’isolation de
l’enveloppe, la RT 2000 a aussi pris en compte les
systèmes de chauffage, la ventilation, l’eau chaude
sanitaire et l’éclairage.
Pour tout bâtiment neuf, résidentiel ou non, la RT
2000 a défini trois exigences :
• La consommation énergétique conventionnelle
totale (coefficient C) exprimée en kWh d’énergie
primaire doit être inférieure ou égale à celle du
même bâtiment ayant des caractéristiques thermiques
de référence : C ≤ Créf.
• Pour les bâtiments non climatisés, la température
intérieure conventionnelle de l’ouvrage (coefficient
Tic, exprimée en °C, sur les 3 heures les plus chaudes
de l’année) doit être inférieure ou égale à celle du
même bâtiment ayant des caractéristiques thermiques
de référence : Tic ≤ Ticréf.
• Les caractéristiques des produits (isolants…) et des
systèmes (chauffage, ventilation…) doivent présenter
des performances minimales appelées « garde-fous ».
Par ailleurs, afin d’éviter des niveaux de performances
disparates dans le secteur résidentiel, la RT 2000 a
introduit une limitation des compensations entre l’isolation
et les systèmes.
Afin d’être applicable sur l’ensemble du territoire, la
France a été découpée en 3 zones climatiques d’hiver
(H1, H2, H3) et 4 d’été (Ea, Eb, Ec, Ed).
Le respect des exigences de la RT 2000 passait par :
• Le calcul pour l’ensemble du bâtiment (C, Tic…) à
l’aide de logiciels utilisant tous un coeur de calcul identique
développé par le CSTB.
• L’utilisation de solutions techniques (méthodes à
points) fournies par l’Administration ou de solutions
techniques spécifiques par produit ou système mises
au point par des industriels et agréées par les
Pouvoirs Publics. |